Vie quotidienne
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9 Mars 2013

L’ordonnance électronique

Lors d’une conférence de presse le 1er décembre 2011, la Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam) a fait le point sur son projet de dématérialisation des ordonnances et prescriptions médicales.

Quel intérêt ?

À l’instar des feuilles de soins, les ordonnances papier devraient progressivement disparaître des pharmacies et des cabinets médicaux. Elles seront remplacées par des prescriptions électroniques afin de gagner du temps, de la place et de l’argent.

Chaque année, l’Assurance maladie reçoit près de 750 millions d’ordonnances, ce qui représente 420 km d’archives. La collecte coûte 4 millions d’euros par an à la Cnam et mobilise 4 000 agents. Récupération, tri, traitement, archivage… la gestion des ordonnances est très lourde pour les pharmaciens et pour l’Assurance maladie.

Les différentes étapes

La Cnam a entamé en 2010 la dématérialisation des ordonnances dans les pharmacies. Environ 900 officines volontaires les scannent lorsque le patient est au guichet, puis gravent des CD et les envoient tous les quinze jours à l’Assurance maladie. Ce système doit être progressivement étendu aux 23 000 pharmacies françaises. Afin de s’équiper en conséquence, les officines recevront environ 400 euros annuels.

Dans le même temps, certaines pharmacies expérimentent la télétransmission directe de ces ordonnances vers l’Assurance maladie, comme elles le font déjà pour les feuilles de soins.
Le but du « zéro papier » est d’aboutir à une dématérialisation complète du processus avec la prescription médicale électronique qui existe déjà pour les arrêts de travail et le choix du médecin traitant.

Concrètement, cela veut dire que les professionnels de santé (pharmacies, kinésithérapeutes, laboratoires…) pourront alors, sur un portail Internet, avoir accès à l’ordonnance du médecin. Cela n’empêchera pas ce dernier de continuer à délivrer une prescription papier au patient. En plus du gain de place, de temps et d’argent, ce système permettra de mieux lutter contre les fraudes aux fausses ordonnances. L’objectif est d’achever cette dématérialisation en 2018.