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Mon ado a un chagrin d'amourVoir votre enfant adolescent désespéré vous bouleverse ? Mais mieux vaut rester calme et garder un peu de distance, c'est la meilleure façon de l'aider. Pas de demi-mesure Quand un adolescent a un chagrin d'amour, il est rare que cela passe inaperçu. Il s'enferme des heures dans sa chambre pour pleurer, il ne décroche plus un mot pendant des jours... À 15 ou 17 ans, tout prend des proportions importantes : on vit la rupture aussi intensément que l'on a aimé. Ces manifestations sont encore plus impressionnantes s'il s'agit d'un premier amour. Celui-ci a un statut un peu particulier car il fait définitivement quitter l'enfance. Quand il s'arrête, un jeune peut avoir l'impression de ne pas être à la hauteur, de ne pas être digne de grandir. Des mots pour le dire Votre ado ne comprend pas bien ce qui provoque un tel bouleversement en lui, il a du mal à décrypter ses émotions. Vous pouvez l'aider. Par exemple en lui parlant de votre propre expérience à son âge. « La première fois que je me suis fait larguer, je me suis sentie nul(le) et humilié(e). Je me disais que plus personne ne m'aimerait, que je n'en valais pas la peine. » Même s'il a l'air de ne vous écouter que d'une oreille, vos paroles le rassureront et l'aideront à reprendre pied. Pas de commentaires Surtout, ne cédez pas à la tentation de critiquer celui ou celle qui a rompu avec votre enfant et le fait souffrir. Cela ne pourrait que se retourner contre vous et provoquer sa colère. Il n'a pas besoin d'entendre que ce n'était qu'un(e) nul(le) et qu'il n'a rien à regretter. Cela reviendrait à le discréditer, à dévaloriser son choix amoureux. Contentez-vous de l'écouter s'il a envie de parler mais, surtout, sans forcer ses confidences. Laissez-lui le temps N'essayez pas à tout prix de distraire votre enfant de son chagrin, de lui changer les idées absolument. Il a besoin de temps pour digérer la blessure, prendre du recul, éventuellement réfléchir à ce qui n'a pas fonctionné avec son amoureux(se), et enfin tirer les leçons de cette histoire. S'il sent que sa souffrance ne vous affole pas, il osera la vivre pleinement et il en ressortira grandi. En revanche, si après un ou deux mois, il va toujours aussi mal, se désinvestit de ses centres d'intérêt, méfiance : une dépression s'est peut-être installée. Parlez-en au médecin de famille. Isabelle Gravillon © Getty Images |
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(Article publié le 01.02.12)
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