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Quelle place pour la belle-mère ?Dans les familles recomposées, le rôle de la belle-mère n'est pas facile. Marie-Claude Vallejo, pédopsychiatre et auteur d'un livre sur le sujet*, vous aide à inventer la meilleure façon de le tenir en cinq règles d'or. Restez en dehors des conflits avec la mère Il peut être tentant de prendre parti pour votre compagnon en proie au conflit avec son ex... Abstenez-vous. Si vous respectez le couple parental qu'ils vont former toute leur vie, elle aura tendance à respecter votre nouveau couple conjugal. Bien sûr, vous n'êtes pas obligée de l'aimer, mais essayez de rester polie avec elle. La règle d'or : ne dites jamais du mal de leur mère à vos beaux-enfants. Ne jouez pas à la belle-mère parfaite Lorsqu'on démarre une nouvelle famille, on a parfois envie de créer une ambiance « petite maison dans la prairie »... Vous voudriez effacer les échecs précédents, peut-être cicatriser vos blessures d'enfant, si vous avez eu vous-même à souffrir d'une horrible belle-mère. Et vous vous rêvez en fée plutôt qu'en marâtre, au risque de prendre une place qui n'est pas la vôtre. Vous n'êtes pas leur mère, comme ils sauront vous le rappeler de façon abrupte si vous sortez de votre rôle. La règle d'or : mettez-vous le plus chaleureusement possible en position latérale. Ne prenez pas ombrage de leur agressivité Bon à savoir : un enfant se sent toujours un peu coupable inconsciemment de la séparation de ses parents. Pour dépasser cette culpabilité, il a besoin de trouver un responsable : vous êtes le bouc émissaire tout trouvé ! La règle d'or : ne vous effondrez pas sous leur colère, elle ne vous est pas directement destinée. Abritez-vous derrière l'autorité du père Si vous êtes en conflit avec eux sur des problèmes d'éducation, de relation, faites appel au père. C'est à lui de prendre position pour vous soutenir en cas de dérapages. S'il a tendance à rester en retrait, rappelez-lui qu'il est le garant de la paix et de la place de chacun. La règle d'or : soutenez sa fonction de père, sans lui compliquer la tâche ni lui demander de prendre parti contre ses enfants. Allez à la rencontre de vos beaux-enfants avec curiosité L'affection des beaux-enfants pour leur belle-mère est rarement immédiate, soyez patiente. Pour vous apprivoiser mutuellement, intéressez-vous à eux comme à de nouvelles personnes, dont vous ne savez pas grand-chose. L'idéal est d'être sincèrement curieux de ce qu'ils sont, de ce qu'ils font. Gageons qu'ils vont vite vous trouver sympathique... La règle d'or : laissez-vous le temps de vous rapprocher petit à petit. * Co-auteur avec Mireille Fronty de « D'abord, t'es pas ma mère ! », éd. Albin Michel. Bernadette Costa-Prades © Ghislain & Marie David de Lossy/GETTYIMAGES |
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(Article publié le 02.08.12)
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