Alcool, cannabis, tabac… Ces substances sont aujourd’hui consommées par de nombreux étudiants dans un cadre festif et parfois même au quotidien. Le point sur leurs effets, histoire de consommer en connaissance de cause.
Qui consomme quoi ?
42,2 %. C’est le pourcentage de jeunes de 17 ans qui ont déjà expérimenté le cannabis en 2008. Un chiffre publié par l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies en juin dernier. L’étude révèle que dans la même tranche d’âge, vous êtes près de 60 % à avoir déjà expérimenté l’ivresse alcoolique et 70 % à avoir déjà fumé du tabac.
Si l’expérimentation de tabac et de cannabis est en légère baisse depuis 2005, ce n’est pas le cas pour l’alcool, qui, consommé en trop grande quantité, est à considérer comme une drogue. Vous êtes aussi de plus en plus nombreux à expérimenter la cocaïne et l’héroïne, même si ces deux drogues dures ne concernent qu’une petite minorité d’entre vous (3 % pour la cocaïne et 1 % pour l’héroïne). Quant à la consommation d’ecstasy, elle est en baisse et concerne 2,9 % des jeunes de 17 ans.
Ce que vous risquez ?
La consommation de cannabis provoque détente et euphorie chez la plupart des consommateurs. Mais, le fait de mélanger plusieurs produits entre eux, notamment du cannabis et de l’alcool peut provoquer un « bad trip » : une intoxication aiguë qui peut se manifester par des malaises physiques et/ou psychologiques. De plus, les effets du cannabis varient en fonction de sa concentration en THC (tétra hydro cannabinol) : la principale molécule active contenue dans la plante. Certains produits contiennent un taux de THC très élevé et produisent alors des effets plus intenses sur l’organisme (yeux rouges, sensation de fatigue, de gorge sèche…).
Le cannabis diminue aussi les capacités de mémoire immédiate et de concentration et provoque une altération des réflexes. Dans le cas d’une consommation régulière, les effets du cannabis ne tardent pas à se faire sentir sur les performances scolaires (difficultés de concentration, etc.). Isolement social et démotivation sont ainsi des manifestations classiques.
Au regard de la loi, le cannabis fait partie des stupéfiants. Il est donc interdit d’en consommer ou d’en vendre comme la cocaïne, l’héroïne ou l’ecstasy.
Y a-t-il un risque de dépendance et sur la santé ?
En fait, la dépendance induite par la consommation du cannabis est essentiellement psychique en cas de consommation fréquente et régulière. D’un usage régulier, le cannabis se transforme pour les consommateurs, qui n’en ont pas toujours conscience, en habitude de vie. Les préoccupations du fumeur tournent alors uniquement autour de la recherche, l’achat et l’organisation de la consommation. Enfin, les choses sont ainsi faites que personne n’est égal face à la dépendance. Si certains arrivent à s’arrêter facilement, d’autres pris dans la spirale de la consommation auront beaucoup plus de mal…
Quant aux effets sur la santé, ils sont nombreux. Si fumer tue, fumer un joint est également nocif. D’une part, parce que la fumée du cannabis est toxique et d’autre part, parce que la plante, mélangée au tabac pour être fumée, produit des effets aussi néfastes pour la santé que la cigarette.